Opéra de Trois-Rivières

Un cygne blanc dont le plumage se défait en feuilles d’automne dorées, sur un fond bleu pétrole sombre.

Carmina Burana

Fortuna crée les circonstances. L’être humain choisit ce qu’il en fait.

Quand

Début juin 2027

Heure

À confirmer

Trois-Rivières, salle à confirmer

Billets

À venir

Affiche de Carmina Burana : le visage de Fortuna dans une lune dorée, deux amoureux dans un tourbillon de lumière, un cygne qui se défait en feuilles d’automne, une balance et un voile noir.

La roue. La vie. Le choix.

Une expérience lyrique mise en scène pour chœur, orchestre et solistes.

Pourquoi cette Carmina ?

Une vie en mouvement

Nous traversons tous des moments de lumière, de désir, d’excès, d’amour et de perte. Carmina Burana regarde cette vie en mouvement : Fortuna change les circonstances, mais l’être humain demeure libre de choisir comment il les traverse.

Dans cette version mise en scène, le chœur devient l’humanité et la musique prend corps dans la lumière, le mouvement et la matière.

  • Fortuna n’est pas une méchante. Elle est les circonstances et l’impermanence : ce qui nous arrive sans qu’on l’ait décidé.
  • La roue est ouverte. Le cycle de la matière recommence, mais jamais exactement de la même manière.
  • Parce que les moments passent, ils deviennent précieux. Le spectacle ne dit pas « tout est fini » mais « la vie continue ailleurs et autrement ».

La traversée

Une seule matière, sept états

En descendant, une liane tressée de fibres végétales, textiles et lumineuses naît, fleurit, devient charnelle, se divise, se dessèche, puis renaît. On ne descend pas dans une page : on traverse une vie.

01

O Fortuna

Ce qui nous dépasse a un visage : celui de la lune.

Fortuna ouvre les circonstances. Autour d’elle, quelques filaments apparaissent, une faible sève dorée circule, une première pousse se devine. Le chemin n’est pas encore fixé.

Les amoureuxIls ne se connaissent pas encore. Ils sont dans la même foule, sous la même lune.

Dans la fouleChacun porte déjà une vie : celle qui attend, celui qui part, celle qui a déjà tout traversé. Fortuna tourne pour tous, pas seulement pour deux.

02

Le printemps, l’éveil

Les boutures deviennent bourgeons, les bourgeons deviennent fleurs.

Les filaments se font tiges jeunes. Quelques fleurs ivoire s’ouvrent, le vent détache des pétales. Le chœur devient la saison qui revient : tout est encore possible.

Les amoureuxUn regard, un premier pas.

Dans la fouleQuelqu’un tombe amoureux en même temps qu’eux. Quelqu’un d’autre a décidé de ne plus jamais aimer, et tourne le dos au printemps.

03

Plaisir, corps, désir

Une fibre bordeaux entre dans la tresse.

Elle est à la fois veine, tige et fragment de robe. Dans la matière, on devine une épaule, une main, un demi-visage, jamais un corps entier. Le désir est une chaleur qui met la foule en route.

Les amoureuxIls se cherchent dans la foule et se laissent porter par elle.

Dans la fouleUn désir qui n’est pas partagé, un autre qui fait peur. Le jeune qui regarde apprend ce qu’il n’ose pas encore.

04

La taverne, l’excès

La croissance devient trop abondante.

La tresse s’épaissit, s’enroule, se densifie. Le rouge se rapproche du vin ; une coupe émerge de la matière puis y retourne. C’est la fête qui déborde : le moment où l’on oublie que les moments passent.

Les amoureuxLa fête les sépare. Ils se perdent de vue.

Dans la fouleLe joueur mise tout, l’abbé prêche un verre à la main, le cygne chante pendant qu’on le dévore. Chacun oublie, à sa manière, que les moments passent.

05

L’amour, le choix

Les fibres convergent en un nœud, puis se séparent.

Les amoureux deviennent le point le plus lumineux. Ils ne sont pas des héros exceptionnels : ils décident, comme dans In trutina, de quel côté penchera la balance. La tresse se divise en plusieurs trajectoires.

Les amoureuxIls se retrouvent et choisissent : rester.

Dans la fouleAu même instant, celui qui part fait le choix inverse. Celle qui attend choisit d’arrêter d’attendre. Aucun choix n’est le bon pour tout le monde.

06

Douleur, perte, passage du temps

Un voile noir traverse la page.

Après son passage, la matière est transformée : fleurs raréfiées, textile déchiré, racines plus visibles. Le cygne se défait en feuilles d’automne ; une balance incomplète reste prise dans les branches. La perte demeure poétique, humaine, élégante.

Les amoureuxLe temps passe sur eux. Ce qu’ils avaient ne reviendra pas tel quel.

Dans la fouleCelle qui a déjà tout traversé les regarde avec tendresse : elle sait. Le cygne n’est plus qu’un souvenir de plumes.

07

Acceptation, continuation

La tresse devient racines. Puis la mousse apparaît.

La lumière semble s’éteindre. Puis une micro-pousse, une seconde ; la sève dorée recommence à circuler et la matière se retresse autrement avant de quitter le cadre. La vie continue, mais jamais exactement au même point.

Les amoureuxIls continuent, autrement.

Dans la fouleLe jeune qui regardait s’avance : la roue recommence par lui. Celle qui ne voulait plus aimer tend la main. La foule reste ; c’est elle qui transmet.

Le chœur, c’est nous

L’humanité entière, sur scène

Dans cette mise en scène, le chœur devient l’humanité. Il est tantôt printemps, foule, fête, taverne, désir, témoin, mémoire et mouvement du destin.

Chaque choriste participe à l’action et à l’univers visuel du spectacle. Le chœur n’est jamais « les gens derrière les solistes » : c’est lui qui célèbre, désire, entraîne, juge, souffre, aime et accepte.

Vous n’êtes pas un figurant : vous êtes une partie vivante de la tresse et des trajectoires humaines.

La mise en scène implique mouvement, présence, costume et lumière, pas uniquement le chant. Les lumières des costumes sont la même sève dorée que celle de la tresse.

Costumes illuminés

Prototype visuel. Les photos et courtes vidéos des costumes lumineux remplaceront cette scène dès qu’un premier costume existera.

Des visages dans la foule

Deux amoureux. Et toute une foule qui vit en même temps qu’eux.

Le chœur n’est pas l’écho des amoureux. Chaque choriste porte une figure : un personnage sans nom, avec un secret, qui traverse la même roue au même moment. Parfois en miroir. Parfois à contre-courant.

Ouvrez un visage pour suivre sa traversée. Le public ne saura jamais qui est qui. Vous, vous le saurez.

Celle qui attend Miroir décalé

Son secret Elle aime quelqu’un qui n’est pas dans la salle.

  1. 01 · O Fortuna Elle regarde la porte.
  2. 02 · Printemps Le printemps des autres lui fait mal et du bien.
  3. 03 · Désir Elle désire de loin.
  4. 04 · Taverne Elle boit pour ne pas attendre.
  5. 05 · Le choix Quand les amoureux choisissent de rester, elle choisit d’arrêter d’attendre.
  6. 06 · La perte Elle perd ce qu’elle n’a jamais eu.
  7. 07 · Acceptation Elle est la première à se relever : l’attente l’avait déjà entraînée.
Celui qui part Contre-courant

Son secret Il a déjà décidé de partir avant le début du spectacle.

  1. 01 · O Fortuna Il compte les jours.
  2. 02 · Printemps Il refuse le printemps.
  3. 03 · Désir Il se laisse tenter une dernière fois.
  4. 04 · Taverne Il paie une tournée d’adieu sans le dire.
  5. 05 · Le choix À l’instant où les amoureux restent, il fait le choix inverse : il s’en va.
  6. 06 · La perte Il apprend que partir n’efface rien.
  7. 07 · Acceptation Il ne revient pas. Mais il envoie quelqu’un à sa place.
Le joueur Contre-courant

Son secret Il n’a jamais rien pesé de sa vie. Il mise, c’est tout.

  1. 01 · O Fortuna Il lance les dés dès la première note.
  2. 02 · Printemps Il parie sur le couple.
  3. 03 · Désir Il désire ce que les autres possèdent.
  4. 04 · Taverne La taverne est son royaume : il gagne tout, puis perd tout.
  5. 05 · Le choix Il refuse la balance : « choisir, c’est pour les lents ».
  6. 06 · La perte Il perd la seule chose qu’il n’avait pas misée.
  7. 07 · Acceptation Il pose les dés. Pour la première fois, il regarde avant de jouer.
L’abbé ivre Miroir de l’excès

Son secret Il prêche l’impermanence à tout le monde et n’y croit pas pour lui-même.

  1. 01 · O Fortuna Il bénit la foule.
  2. 02 · Printemps Il bénit les fleurs.
  3. 03 · Désir Il bénit le désir, un verre à la main.
  4. 04 · Taverne « Ego sum abbas » : il règne sur la taverne.
  5. 05 · Le choix Il refuse de trancher : il boit à la santé des deux options.
  6. 06 · La perte Le voile passe sur lui aussi ; il n’a plus rien à bénir.
  7. 07 · Acceptation Il se tait, enfin. Ce silence est sa seule vraie prière.
Le cygne Miroir tragique

Son secret Il a été admiré. Maintenant, on le consomme.

  1. 01 · O Fortuna Il est le plus beau de la foule.
  2. 02 · Printemps Tout le monde le regarde comme les amoureux se regardent.
  3. 03 · Désir On le désire.
  4. 04 · Taverne « Olim lacus colueram » : il chante pendant qu’on le dévore.
  5. 05 · Le choix Il n’a pas de choix ; c’est la foule qui choisit pour lui.
  6. 06 · La perte Il se défait en feuilles d’automne.
  7. 07 · Acceptation Il ne revient pas. Mais ses plumes sont dans les cheveux de ceux qui restent.
Celle qui ne veut plus aimer Contre-courant qui se retourne

Son secret Elle a déjà vécu toute la roue une fois. Elle croit qu’il n’y a qu’un tour.

  1. 01 · O Fortuna Elle sait ce que Fortuna prépare.
  2. 02 · Printemps Elle tourne le dos au printemps.
  3. 03 · Désir Elle serre les bras.
  4. 04 · Taverne Elle rit trop fort pour ne pas pleurer.
  5. 05 · Le choix Elle regarde les amoureux choisir et pense : « pauvres enfants ».
  6. 06 · La perte La perte des autres réveille la sienne.
  7. 07 · Acceptation Elle tend la main. Il y a un deuxième tour.
Le jeune qui regarde Miroir en avance

Son secret Il n’a jamais osé. Il apprend en regardant.

  1. 01 · O Fortuna Il ne comprend pas encore la roue.
  2. 02 · Printemps Il voit les amoureux et découvre qu’on peut.
  3. 03 · Désir Il désire sans savoir quoi.
  4. 04 · Taverne Il boit sa première coupe et la regrette.
  5. 05 · Le choix Il voit ce que coûte un choix.
  6. 06 · La perte Il voit ce que coûte le temps.
  7. 07 · Acceptation Il s’avance : la roue recommence par lui.
Celle qui a déjà tout traversé La mémoire

Son secret Elle est au dernier état pendant tout le spectacle.

  1. 01 · O Fortuna Elle regarde la lune comme une vieille amie.
  2. 02 · Printemps Elle sourit au printemps des autres.
  3. 03 · Désir Elle se souvient.
  4. 04 · Taverne Elle danse, plus lentement que tout le monde.
  5. 05 · Le choix Elle sait qu’ils resteront et qu’ils souffriront ; elle ne dit rien.
  6. 06 · La perte Elle est la seule que le voile ne surprend pas.
  7. 07 · Acceptation Elle est la mousse : ce qui reste, ce qui transmet.
Trois figures secrètes Révélées à la première répétition

Personne ne les connaît encore. Pas même nous, tout à fait.

Vous n’aurez pas de texte à dire, mais une vie à porter.

Chaque choriste reçoit sa figure et son secret à la première répétition. Personne d’autre ne le connaîtra. Trois figures restent tenues secrètes jusque-là.

Quel visage porterez-vous ?

Chanter avec nous

Rejoindre le chœur de Carmina Burana

Choristes de tous horizons : vous n’avez pas besoin d’être un ou une professionnelle, mais vous devrez apprendre la musique, bouger, porter un costume lumineux et être présent aux répétitions. Voici ce que nous savons pour l’instant.

  • Niveau demandé À confirmer (lecture musicale souhaitée)
  • Répétitions Dates et fréquence à confirmer
  • Lieu Trois-Rivières, à confirmer
  • Engagement attendu Répétitions, mise en scène, représentations
  • Date limite À venir
  • Voix recherchées Sopranos, altos, ténors, basses
  • Votre figure Attribuée, avec son secret, à la première répétition

La mise en scène

La musique prend corps

Une véritable expérience scénique, pas un concert statique. Trois idées tiennent le spectacle : la lumière, le mouvement, la matière.

La lumière

Chaque costume porte sa propre lumière. Le chœur devient constellation, foule, brasier ou cendre selon ce qu’il incarne. La scène s’éclaire de l’intérieur.

Le mouvement

Le chœur, l’orchestre et les solistes de Carl Orff dialoguent avec les corps en mouvement. Rien n’illustre littéralement : tout prolonge ce que la musique dit déjà.

La matière

Fragments de corps et de symboles, jamais une galerie de personnages complets. Drapés, voiles, branches et lumière : les images naissent de la matière et y retournent.

En savoir plus sur l’œuvre

Carl Orff compose Carmina Burana en 1935-1936 à partir de poèmes des XIe, XIIe et XIIIe siècles conservés dans un manuscrit de l’abbaye de Benediktbeuern, en Bavière. L’œuvre est créée à Francfort le 8 juin 1937.

Elle s’ouvre et se ferme sur O Fortuna, la roue qui tourne, et traverse trois grandes parties : le printemps (Primo vere), la taverne (In taberna) et la cour d’amour (Cour d’amours). Le chœur y est présent de bout en bout, ce qui en fait naturellement le protagoniste de cette version mise en scène.

Les artistes

L’équipe du spectacle

Solistes, direction musicale, mise en scène, chœur, orchestre et partenaires seront annoncés au fil de la saison.

À annoncerDirection musicale

À annoncerMise en scène

À annoncerSoprano

À annoncerTénor

À annoncerBaryton

Chœur et orchestreOpéra de Trois-Rivières

Infos pratiques

Venir au spectacle

  • Dates Début juin 2027, dates précises à confirmer
  • Heure À confirmer
  • Durée Environ 1 h 15, sans entracte (à confirmer)
  • Lieu Trois-Rivières, salle à confirmer
  • Accessibilité Salle accessible ; détails à venir
  • Stationnement et transport À venir
  • Tarifs À venir
  • Billetterie Ouverture annoncée sur cette page et dans l’infolettre

Entrer dans la tresse

Fortuna crée les circonstances.
L’être humain choisit ce qu’il en fait.